Actualités du collectif

Fort du succès rencontré lors des Rencontres Cinématographiques 2016, le Collectif Francophonissimo  lance le 8 mars 2017 la 3ème édition de ses rencontres. Elles s’articuleronT autour de  3 axes forts :

  • Un accent particulier mis sur la condition féminine en ce mois de mars que la Journée Internationale de la Francophonie (20 mars) partage avec la Journée Internationale des Droits de la Femme (8 mars). Au travers de 4 œuvres remarquables : « Félicité » le 8 mars au Diagonal Comédie, « Hedi, le prix de la liberté » le 19 mars au cinéma Nestor Burma, « Le challat de Tunis » le 21 mars à Nestor Burma, « La Lune au fond du puits » le 23 mars à la Maison des Relations Internationales Nelson Mandela.
  • Un regard sur le cinéma tunisien (déjà mis à l’honneur lors du festival du cinéma méditerranéen 2016).
    Avec l’aimable participation de Madame Morgan Corriou, maitresse de conférence en sciences de l’information à l’université Paris-8-Vincennes-Saint Denis qui nous présentera (Salle Rabelais) une conférence sur « Les premières expériences cinématographiques Tunisiennes en situation coloniale ». Séance ponctuée par un entracte « gastronomique » et poursuivie par la projection de 4 œuvres : 3 courts métrages en cinéma muet produits sous le protectorat français (1907, 1922 et 1924) et un moyen métrage sonore produit en 1939. Nous prolongerons cette vision du cinéma tunisien avec la projection les 19 et 21 mars salle Nestor Burma de deux oeuvres contemporaines : « Le challat de Tunis » produit avant la révolution et «  »Hedi, un vent de liberté » produit peu de temps après la révolution.
  • Une première à Montpellier avec la présentation au public d’une exposition d’artistes visuels vietnamiens présentée du 27 au 31 mars par l’AAFV à la Maison des Relations Internationales Nelson Mandela. Vernissage et table ronde le 30 mars.

Au plaisir de vous retrouver nombreux sur nos manifestaions. Francophonissimement vôtre, Jean-Pierre Graveron, président du collectif Francophonissimo.

Mercredi 8 mars à 17h45. Cinéma Diagonal Montpellier. Dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme.

A Kinshasa, République démocratique du Congo. Félicité,  chanteuse de bar, femme de tête, est la mère célibataire d’un grand adolescent qui se retrouve hospitalisé après avoir été renversé par une moto. Pour payer son hospitalisation, elle doit réunir une importante somme d’argent.Avec Félicité, le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis nous plonge dans une Kinshasa dure et violente, un film porté par une musique hypnotique, des scènes oniriques et la naissance d’un amour entre Félicité et un garagiste au grand cœur.

 

Jeudi 9 mars à 20h. Cinéma Utopia. En présence de Cécile Courrèges, productrice du film, et en partenariat avec le CDTM34.

Dis-leur que j’existe trace le portrait de Naâma Asfari, juriste et militant indépendantiste sahraoui, condamné à 30 ans de prison par le Maroc, et de sa femme, Claude Mangin, qui de visite carcérale, en réunion diplomatique, de plaintes déposées pour torture, en manifestation de soutien, continue de mobiliser et de sensibiliser à la situation du Sahara Occidental, et au sort de son mari, dans l’espoir d’une libération ou au moins d’un nouveau procès juste et équitable.

Mercredi 15 mars à 19h. Cinéma Nestor Burma. En partenariat avec la dixième semaine du Cinéma Suisse. En présence de Christine Bolliger-Erard, organisatrice des semaines du Cinéma Suisse.

Pierre, journaliste, est contacté pour écrire un scénario pour la télévision suisse à partir d’un fait divers qui s’est déroulé deux ans auparavant : une jeune fille, Rosemonde, fut accusée d’avoir tiré à la carabine sur son oncle qui l’hébergeait, le procès se termina en non-lieu. Pierre appelle à la rescousse Paul, un ami écrivain. Ils vont aborder le sujet de deux façons différentes. Pierre privilégie une approche de terrain à base d’interviews, Paul imagine les personnages à partir des quelques éléments connus. Pierre retrouve rapidement Rosemonde, qui travaille comme ouvrière dans une usine de saucisses.

Dimanche 19 mars à 17h45. Cinéma Nestor Burma. En présence de Morgan Corriou, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris VIII-Vincennes-St Denis.

Kairouan en Tunisie, peu après le printemps arabe. Hedi est un jeune homme sage et réservé. Passionné de dessin, il travaille sans enthousiasme comme commercial. Bien que son pays soit en pleine mutation, il reste soumis aux conventions sociales et laisse sa famille prendre les décisions à sa place. Alors que sa mère prépare activement son mariage, son patron l’envoie à Mahdia à la recherche de nouveaux clients. Hedi y rencontre Rim, animatrice dans un hôtel local, femme indépendante dont la liberté le séduit. Pour la première fois, il est tenté de prendre sa vie en main.

Lundi 20 mars à 18h. Salle Rabelais. Journée Internationale de la Francophonie. Hommage au cinéma tunisien.

  • « Les premières expériences cinématographiques tunisiennes en situation coloniale ». Conférence de Mme Morgan Corriou.
  • Entracte et « pause gastronomique » : chorba, pâtisseries, thé à la menthe (avec P.A.F 5,00€)
  • Projection de 4 œuvres : 3 courts métrages d’Albert Semama-Chikli « Tunis », « Zorah » et « Aïn-el Ghezal, la fille de Carthage » et un moyen métrage « Le fou de Keirouan » de J.A Kreuzi.

Mardi 21 mars à 18h30. Cinéma Nestor Burma. En présence de Morgan Corriou.

Tunis, avant la révolution. En ville une rumeur court, un homme à moto, armé d’un rasoir, balafrerait les fesses des femmes qui ont la malchance de croiser sa route. On l’appelle le Challat, “la lame”. Fait divers local ? Manipulation politique ? D’un quartier à l’autre, on en plaisante ou on s’en inquiète, on y croit ou pas, car tout le monde en parle… sauf que personne ne l’a jamais vu.

Dix ans plus tard, sur fond de post-révolution, les langues se délient. Une jeune réalisatrice décide d’enquêter pour élucider le mystère du Challat de Tunis. Ses armes : humour, dérision.

Jeudi 23 mars à 18h. Maison des Relations Internationales Nelson Mandela. En partenariat avec l’AAFV (Amitié Franco Vietnamienne). Présentation de Robert Szabo.

Hanh, jeune femme stérile, trouve son bonheur dans une vie dédiée complètement à son époux. Elle est prête à tous les sacrifices pour que celui-ci ait un enfant et fasse carrière. Lorsque la foi en son idole s’effondre, Hanh se réfugie dans le monde des esprits qui lui permet de revivre virtuellement les instants de bonheur disparus.

27 au 31 mars. Maison des Relations Internationales Nelson Mandela.

Exposition d’artistes visuels franco-vietnamiens. Organisée par Gérard Holtzer pour l’AAFV.

30 mars à 17h. Maison des R.I Mandela.

Vernissage de l’exposition, suivi d’une table ronde de 18h à 19h. Organisée par Gérard Holtzer pour l’AAFV.

 « FRANCOPHONISSIMO » se lance en 2015 dans une nouvelle « aventure culturelle » avec l’organisation des 1ères RENCONTRES CINEMATOGRAPHIQUES FRANCOPHONES

Elles ont pour vocation de promouvoir le dialogue culturel en créant des liens entre des cinéastes et des cinéphiles de la Francophonie Mondiale. C’est pour cela que nous avons souhaité les nommer « rencontres » et non « festival » et que nous privilégierons la projection d’œuvres opposant un point de vue original dans le respect de la diversité culturelle de la francophonie.

Ces rencontres accueillent en 2015 des oeuvres inédites et de grande qualité, reconnues par la critique internationale, telles Run de Philippe Lacôte (France/ Côte d’Ivoire), Milles soleils de Mati Diop (France/ Sénégal), Horizon cassé d’Anaïs Charles Dominique (France) sur l’île de la Réunion, Oncle Rythi de Jean-marie Barbe (France/Cambodge) en hommage au célèbre cinéaste franco-cambodgien Rythi Panh, Andalousie mon amour de Mohamed Nadif (Maroc), ou encore les courts-métrages Babs ou la double vie d’un homme à femme et Force et salut (Soumaila Sunjata Koly)

Les projections seront suivies de discussions. Elles seront animées par Soumaila Sunjata Koly, écrivain, musicien et cinéaste franco-guinéen. Ses compétences dans le domaine cinématographique en font un animateur de choix pour nos rencontres. Une tâche qu’il partagera avec Jacques Choukroun, docteur en histoire,  professeur d’université, expert en cinéma, il dirige la société de production « ‘Films des 2 rives » et coordonne déjà les Rencontres avec le Cinéma Algérien.

Les projections seront programmées dans des salles obscures de notre région qui accueillent bon nombre de films d’art et d’essai un peu à l’écart des circuits commerciaux, des médiathèques et Maisons pour tous. Dans un deuxième temps seront visés également les établissements accueillant le jeune public, collèges et lycées.

Chaque année, l’équipe des rencontres établira une sélection de courts métrages de fiction, de films et documentaires venant de tous les horizons de la Francophonie Mondiale. Notre volonté est aussi que la programmation des rencontres ne s’arrête pas au cinéma mais comprenne également des expositions, des conférences, mais aussi des concerts et autres performances artistiques. « Vaste projet », diront certains, mais qui vaut la peine d’être tenté par un collectif qui prise les défis qui servent son idéal : «  LE DIALOGUE DES CULTURES, LE RAPPROCHEMENT DES PEUPLES, LE DESIR DE CONNAITRE L’AUTRE ET DE SE FAIRE CONNAITRE PAR LUI ».

Jean-Pierre GRAVERON

Président du collectif Francophonissimo