Programme 2016 des Rencontres Francophonissimo

Programme 2016 des Rencontres Francophonissimo

RENCONTRES CINÉMATOGRAPHIQUES FRANCOPHONES

Rencontres Cinématographiques Francophones du 8 au 27 mars 2016
8 mars
Cinéma Diagonal,18h.
« Little Go Girls» d’Eliane de Latour, en avant-première, dans le cadre de la «Journée internationale de la femme » en partenariat avec « Amnesty International » et l’association « Maïa ».

Synopsis : « De victime à bourreau, il n’y a qu’un pas, et les « gos » s’apprêtent à le franchir. Dans une réalisation toute en sobriété, en silences et en émotions, Eliane de Latour évoque ces femmes d’Abidjan qui se regroupent pour échapper à leur enfer familial. D’une prison à une autre, elles mettent en place leur nouvelle vie, celle qu’elles se sont choisie. Elles n’ont pas d’instruction et seuls leurs corps leur assurent la subsistance, mais elles tentent de survivre dans un monde qui ne veut plus les voir. Au sein de leur ghetto, elles évoluent et vendent leurs charmes. Mais bientôt il leur faut de l’aide pour gérer le quotidien. Le nouveau projet social, la Casa, qui s’installe non loin d’elles est peut-être une voie de salut. Elles s’appuient désormais sur des jeunes filles qui leur ressemblent plus qu’elles ne le pensent et révèlent ce qu’elles ont au fond d’elles. »

Débat animé par Marie-Claude Cayzac (association Maïa) et J-P Graveron pour Francphonissimo, Jean-Marie Vilain pour Amnesty International :
– Quelle est la condition des femmes africaines sur le continent noir, entre le calvaire vécu par celles qui sont « bafouées, trahies, utilisées comme du vulgaire bétail, majoritairement interdites d’instruction » et l’espoir qu’elles incarnent dans un continent en proie à la guerre, au SIDA, à la corruption et aux famines ?

18 mars
Espace MLK à 18h30 : Conférence de Pierre Daum (en partenariat avec les associations « Regard sur le Cinéma Algérien » et « Identités et Partage »).
« Le dernier tabou. Les harkis restés en Algérie après l’indépendance.» (Essai, Avril 2015, Actes Sud)

Extrait du communiqué de presse : « On pense en général que les harkis, ces Algériens intégrés à l’armée française pendant la guerre d’indépendance, ont soit réussi à s’enfuir en France, soit été « massacrés » en 1962. En réalité, la plupart d’entre eux n’ont pas été tués, et vivent en Algérie depuis un demi-siècle. Une réalité historique difficilement dicible en Algérie comme en France. Pendant deux ans, Pierre Daum a parcouru des milliers de kilomètres à travers toute l’Algérie afin de retrouver les témoins de cette histoire occultée »

21 mars
Mise en place d’une exposition de photographies de Nadine Potage sur le thème : « Vivre ensemble, différents » à la Maison des Relations Internationales.

23 mars
Maison des RI à 18h30 : Vernissage de l’exposition et présentation des Rencontres Cinématographiques Francophones 2016.
Projection du film «Mê Thao. Il fut un temps.» de la réalisatrice vietnamienne Viêt Linh.

Synopsis : « Au début du XXe siècle, Nguyễn, riche seigneur du Viêtnam du Nord, donne asile dans son domaine de Mê Thảo à Tam, un joueur de luth recherché pour un meurtre involontaire commis lors du récital de la cantatrice Tơ dont il est l’amant. Tam se met au service du maître de Mê Thao, dont il devient à la fois le fidèle intendant et l’ami dévoué.
Fiancé à une belle de la ville, Nguyễn lui offre une automobile et organise une fête au domaine pour la recevoir. Elle n’arrivera jamais : un accident de voiture la tue sur le chemin de Mê Thảo. Sombrant dans la passion la plus folle, Nguyễn rejette violemment tout ce qui a trait à la modernité et se réfugie dans le culte de celle qui a disparu. Prenant le dessus sur la sollicitude que le maître a toujours eue pour ses gens, la démence confine celui-ci dans un passé arrêté et peuple sa solitude de fantasmes… »

Discussion animée par Robert Szabo (Association Amitiés Franco Vietnamiennes) : le cinéma vietnamien aujourd’hui.

24 mars
Médiathèque Fellini à 18h : « S21 la machine de mort Khmère Rouge » de Rithy Pahn (cinéaste cambodgien)

Synopsis : « Au Cambodge, sous les Khmers rouges, S21 était le principal « bureau de la sécurité ». Dans ce centre de détention, un ancien lycée, situé au cœur de Phnom Penh, près de 17 000 prisonniers ont été torturés, interrogés puis exécutés entre 1975 et 1979. Sept seulement ont survécu. Au moment du tournage, seuls trois d’entre eux étaient encore en vie, dont deux reviennent vingt-cinq ans plus tard témoigner, lors d’une confrontation avec leurs bourreaux (le peintre Vann Nath, l’un des protagonistes majeurs du film et l’un de ces deux survivants, est décédé le 5 septembre 2011).

25 mars
Salle Rabelais à 18h. Projection du film « Mouloud Feraoun » d’Ali Mouzaoui.

Synopsis : « Réalisé dans un décor fragmenté en sept parties rigoureusement sélectionnées, ce film documentaire retrace les différentes étapes et l’évolution de l’instituteur Mouloud Feraoun au grand écrivain. Le film se veut une reconstitution biographique, depuis l’enfance, en 1925, en passant par sa première existence en tant qu’instituteur, jusqu’à sa vie d’écrivain mais aussi de militant des causes justes, humaines. L’école coloniale a voulu faire de lui un allié, mais Mouloud Feraoun non seulement, a refusé de s’aliéner mais aussi a combattu les préjugés colonialistes et même réussi à rallier des Français à la cause algérienne. Ceci parallèlement à sa contribution considérable à l’éveil des consciences parmi les siens. Le réalisateur du film retraçant la vie de Mouloud Feraoun explique qu’il ne s’agit pas d’un documentaire chronologique linéaire. »

Débat animé par Madame Chaulet Achour et Jacques Choukroun.

Pause « gastronomique ».

Lecture de passages du journal que tenait Mouloud Feraoun par une comédienne.

26 mars
Cinéma municipal Nestor Burma à 14h. Projection du film « Je suis le peuple », documentaire d’Anna Roussillon.

Synopsis : En 2009, la réalisatrice fait la connaissance de Farraj, un paysan égyptien, avec lequel elle sympathise. Au début de l’année 2011, quand la révolution éclate sur la place Tahrir et au Caire, elle décide de suivre les événements de loin, chez Farraj et les siens, pour voir comment ils réagissent à la chute du régime de Moubarak. Réunis autour d’un vieux téléviseur, les habitants de ce petit village entouré de champs et de désert s’enthousiasment de ce vent soudain de liberté et expriment leurs espoirs de démocratie et de changements, alors même que, loin de la capitale, les choses ne semblent pas prêtes d’évoluer…

27 mars
Médiathèque Fellini à 16h. Projection du film « L’image manquante » de Rithy Panh.

Synopsis : « Il y a tant d’images dans le monde, qu’on croit avoir tout vu. Tout pensé. Depuis des années, je cherche une image qui manque. Une photographie prise entre 1975 et 1979 par les Khmers rouges, quand ils dirigeaient le Cambodge. A elle seule, bien sûr, une image ne prouve pas le crime de masse ; mais elle donne à penser ; à méditer. A bâtir l’histoire. Je l’ai cherchée en vain dans les archives, dans les papiers, dans les campagnes de mon pays. Maintenant je sais : cette image doit manquer ; et je ne la cherchais pas – ne serait-elle pas obscène et sans signification ? Alors je la fabrique. Ce que je vous donne aujourd’hui n’est pas une image ou la quête d’une seule image, mais l’image d’une quête : celle que permet le cinéma. Certaines images doivent manquer toujours, toujours être remplacées par d’autres. Dans ce mouvement il y a la vie, le combat, la peine et la beauté, la tristesse des visages perdus, la compréhension de ce qui fut. Parfois la noblesse, et même le courage : mais l’oubli, jamais. »

Clôture des Rencontres Cinématographiques Francophones 2016.

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