Programme 2015 des Rencontres Francophonissimo

Programme 2015 des Rencontres Francophonissimo

RENCONTRES CINEMATOGRAPHIQUES FRANCOPHONES

Mercredi 16 septembre : Espace Martin Luther King (Montpellier) 19 h 30
Soirée d’ouverture

« Le Clandestin » Court métrage du réalisateur franco-congolais José Zeka Laplaine suivi d’un débat en présence de notre ami Soumaila Sunjata Koly. Ce film traite d’un sujet hélas d’actualité, celui des réfugiés.
Le film est une lettre qu’écrit à son cousin, depuis Lisbonne, un jeune clandestin venu d’Afrique : caché dans un container, il a débarqué dans le port de Lisbonne. Son compagnon de voyage, un Angolais, est mort. Aussitôt débarqué, notre héros tombe sur un policier, noir lui aussi, qui va s’obstiner à le suivre dans une course-poursuite muette à travers Lisbonne, ponctuée de rencontres de plus en plus décevantes et de cartons plein d’humour. Pendant cette première journée « au paradis », il va connaître l’enfer ! De mésaventures en mésaventures, il se décide à rentrer dans son pays d’origine.
Tourné en noir et blanc, sur un ton burlesque, ce film se rapproche du cinéma américain de l’époque du muet. Il propose une réflexion sur l’immigration, avec un travail sur un genre cinématographique bien spécifique. Le rythme, le texte, la musique, tout est là pour nous plonger dans le burlesque, à l’époque où le cinéma pouvait être sérieux et drôle à la fois. »

Jeudi 17 septembre : Cinéma Diagonal Montpellier 19 h 55
« Babs ou la double vie d’un homme à femme » un film de Soumaïla Sunjata Koly. Court-métrage (13 minutes) avec Nasser Benammar, Paula Keïta, Nadia Tayiri
La double vie d’un homme à femme…et ses difficultés.
« Run » un film de Philippe Lacôte (2014)
Run s’enfuit… Il vient de tuer le Premier ministre de son pays. Pour cela il a dû prendre le visage et les vêtements d’un fou, errant à travers la ville. Sa vie lui revient par flashes ; son enfance avec maître Tourou quand il rêvait de devenir faiseur de pluie, ses aventures avec Gladys la mangeuse et son passé de milicien en tant que Jeune Patriote, au cœur du conflit politique et militaire en Côte d’Ivoire. Toutes ses vies, Run ne les a pas choisies. À chaque fois, il s’est laissé happer par elles, en fuyant une vie précédente. C’est pour ça qu’il s’appelle Run.

Samedi 19 septembre : LODEVE (Salle des Conférences) SÉANCE ANNULÉE EN RAISON DES DÉGÂTS DUS AUX INTEMPÉRIES. SOIRÉE QUI SERA REPROGRAMMÉE
« Andalousie mon amour » du réalisateur marocain Mohamed Nadif. (2011) Fiction (86 mn). Suivi d’un débat en présence de Jacques Choukroun.
Saïd et Amine, deux jeunes étudiants de Casablanca, rêvent d’Europe. Ils se retrouvent dans un petit village au nord du Maroc. Avec l’aide de l’instituteur, ils prennent une barque pour la côte européenne mais font naufrage. La mer rejette Amine sur la côte du village. Saïd échoue sur une plage espagnole. L’Andalousie semble bien étrange pour lui. Et Amine, dans son village marocain, observe des phénomènes bizarres…

Lundi 28 septembre : Espace Martin Luther King (Montpellier) 20 h
« Mille soleils » un film de Mati Diop (2014)
Documentaire (45 minutes)
Avec Magaye Niang, Mareme Niang
En 1972, Djibril Diop Mambety tourne Touki Bouki. Mory et Anta s’aiment. Les deux jeunes amants partagent le même rêve, quitter Dakar pour Paris. Au moment fatidique, Anta embarque. Mory, lui, reste seul sur les quais, incapable de s’arracher à sa terre. Quarante ans plus tard, Mille Soleils enquête sur l’héritage personnel et universel que représente Touki Bouki. Que s’est-il passé depuis ? Magaye Niang, le héros du film, n’a jamais quitté Dakar. Et aujourd’hui, le vieux cowboy se demande où est passée Anta, son amour de jeunesse.
« Horizon cassé » un film d’Anaïs Charles Dominique (2012) Documentaire (52 minutes)

Le 21 février 2012, des violences urbaines éclatent dans plusieurs villes réunionnaises.
Il y a 21 ans aussi, le quartier du Chaudron était secoué par des émeutes violentes ; un phénomène inédit à La Réunion. Pendant plusieurs semaines, des affrontements avec les forces de l’ordre, des voitures brûlées, le pillage d’un supermarché plongeront Saint-Denis dans le chaos. Huit personnes perdront la vie dans un incendie causé par les attaques de magasin.
Au départ, ce sont des manifestations pour défendre Télé Freedom, une télé pirate, qui dégénèrent ; rapidement les causes profondes du malaise se révèlent : chômage écrasant, jeunesse nombreuse, manque de loisirs, avenir bouché.
Vingt ans plus tard, où en sommes-nous ?
Le chômage frôle toujours les 45%, le quartier du Chaudron s’est modernisé, les jeunes sont toujours à la recherche d’emploi et de perspectives…Pourtant, les habitants se mobilisent et s’organisent de manière solidaire.
Chômage, manque de perspective, mal être : ce film raconte, avec les acteurs de l’époque, le déroulement de la révolte, ses causes immédiates ou plus profondes.

Mardi 29 septembre : Espace Martin Luther King (Montpellier) 20 h
« Oncle Rithy » un film de Jean-marie Barbe (2008) Documentaire (96 minutes)
En 2006, Rithy Panh (né en 1964) tourne au Cambodge « Un Barrage contre le Pacifique », d’après le roman de Marguerite Duras. Répondant aux questions de son ami Jean-Marie Barbe, le cinéaste revient sur un parcours entamé au sortir de l’IDHEC et qui compte déjà quinze films (surtout des documentaires). S’il fait des films, explique-t-il, c’est d’abord pour réparer la conscience d’un pays où le mensonge a succédé au génocide.

Accaparé par le tournage, notamment la direction des acteurs, Rithy Panh accorde une seule interview (en français) où il est surtout question de son engagement dans le cinéma, de ses principes, de ses méthodes de travail, mais très peu de lui-même. Autour de lui s’active une équipe comprenant beaucoup d’amis de longue date. Portés par le même engagement, ils se plient avec modestie à toutes les nécessités et échangent volontiers les rôles, le chef décorateur devenant à l’occasion acteur et la comédienne vedette costumière. C’est à travers leurs conversations (en khmer) que le portrait se nourrit d’anecdotes personnelles. Car Rithy Panh, survivant d’un génocide où presque toute sa famille a péri (il avait 15 ans à la chute du régime khmer rouge), ne se livre pas volontiers. De nombreux extraits de films complètent ce portrait, notamment des extraits de « S 21, la machine de mort khmère rouge » sur lesquels le cinéaste apporte un éclairage inédit.

« Force et salut » un film de Soumaila Sunjata Koly. Court-métrage (10 minutes) Avec Sebastien Tinseau, Maïanne Kolingba
Un homme seul avec son chien, facile à manipuler, un groupuscule terroriste d’extrême gauche vont-ils passer à l’acte ?

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